MLP MUSIC. Toutes les musiques arabes
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MLP MUSIC. Toutes les musiques arabes

Actualités MLP Music

Mohamed Abdel Wahab

Mohamed Abdel Wahab : Le dernier des Pharaons   Jamais un artiste arabe, inspiré autant par les sources orientales qu’occidentales ou latines (mambo, ta...
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Aux sources du raï

Elle fut nostalgique et porteuse des souffrances de l’exil dans les années 1950, plaintive et « classique » sur fond d’orchestration orientale durant ...
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Algérie 50 ans de musique

1958. en pleine guerre de libération. Pendant que le crépitement des mitraillettes se fait entendre dans les maquis, la population urbaine écoute en sourdi...
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Guerouabi ou la légende du chaâbi algérois

  Né le 6 janvier 1938 à Alger, d’un père natif de Sour El Ghezlane et d’une mère originaire de Kabylie, El Hachemi Guerouabi est tenu pour l’un de...
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Biographie Youness

Plus de 60 % de la population du monde arabe ont moins de trente ans. Youness en a vingt-sept. Il est de cette jeunesse férue des réseaux sociaux Internet, ma...
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Khaled , sultan du swing raï

Hadj-Ibrahim Khaled, le "King ", le stimulant et le détonateur de l’explosion Raï, a été le premier à avoir incorporé des synthés et une boite à rythm...
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Delbasset Adbdelssamad

DELBASSET ABDELSSAMAD est le plus célèbre récitant du coran. Egyptien il avait la particularité de réciter avec ferveur, le coran avec 7 voix différe...
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Najat Aatabou

Perdue comme une éternelle perdante au jeu de l'amour et de la politique, écrasée sous le poids des traditions et maintenue dans les rêts pernicieux imagin...
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Remitti

CHEIKHA REMITTI Elle se définit elle-même comme une « chanteuse pour nocturnes ». Cette grande dame de la chanson algérienne a enregistré un nombre in...
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Asmahan

Asmahan, l'étoile du Nil

asmahanUn jour, une voyante bédouine lui avait prédit un destin d'étoile filante et ce fut le cas. Elle était belle à en rendre jalouse l'astre d'Orient, Oum Kalsoum, à laquelle on l'opposait. Même si comparaison n'est pas raison, on peut dire qu'Amal El Atrache, sueur cadette de Farid et fille d'émir druze, était tout et le contraire de la plutôt rangée diva égyptienne sacralisée. Elle était volage au point de chagriner le roi Farouk, elle collectionnait les boire et déboires et ses tocades et foucades, notamment sa liaison torride avec un grand journaliste égyptien, alimentaient les gazettes du Caire. Elle festoyait toutes les nuits tandis que le jour, elle jouait les espionnes au profit de l'Allemagne, de la France ou de la Grande-Bretagne. Elle rêvait d'Hollywood et elle n'avait eu droit, au Caire de l'entre-deux guerres qui l'avait vu grandir, après des débuts difficiles, qu'à sa version nilesque, en noir et blanc. Deux comédies musicales, l'un, Victoire de la jeunesse (en arabe, Intiçar Echabab, 1941, avec son frère Farid) et l'autre, Amour et vengeance (Gharam wa intiqam, 1944), ont tout de même révélé une grande interprète, entre contralto et soprano, émotion et décontraction. Intrigante certes, mais troublante, légère, oui, mais talentueuse avec « la suavité de son timbre qui évoque un peu les voix de l'opéra occidental », comme s'enthousiasmait un confrère du « Monde de la musique », qui rajouta, entièrement sous le charme vénéneux d'Asmahan : «Il y a chez elle, outre la subtilité parfaite et la justesse de son phrasé, ainsi que l'affirmation obstinée du sentiment par une impressionnante science de l'expression, un génie qui dépasse de très loin la seule perfection technique ». La belle ténébreuse avait surtout pour elle à la fois une sensualité débordante et un magnétisme qui avait défié tous les censeurs de son époque. C'était la beauté dans la voix, la force dans les tripes, la sensibilité dans le verbe et la grâce dans le visage Disparue, à l'âge de 26 ans, dans les conditions mystérieuses d'un accident de voiture, Asmahan avait laissé peu d'enregistrements. On retrouve ici ses titres les plus prisés par le public de l'époque, redécouverts par celui d'aujourd'hui.


Rabah Mezouane.

 
Mohamed Abdel Wahab : Le dernier des Pharaons

Jamais un artiste arabe, inspiré autant par les sources orientales qu’occidentales ou latines (mambo, tango...) n’a été gratifié d’autant de qualificatifs : « Prince de la musique », « Le géant » ou « Le génie de la composition » étant ceux qui reviennent le plus souvent. Abdel Wahab est né au Caire le 13 mars 1910 au sein d’une famille modeste et religieusement rigoureuse (le père était Cheikh, chargé de la maintenance d’une mosquée de quartier). Son paternel le place à l’âge de cinq ans dans un « kouttab » (école coranique) et rêve d’en faire un imam pour faire honneur à la tradition des ancêtres. Elève brillant, le petit Mohamed aimait s’installer au milieu des fidèles de la mosquée El Chouârani pour réciter avec eux quelques versets du Coran. De temps à autre, il remplaçait même son muezzin d’oncle à l’appel de la prière, celle de l’aube dont on dit qu’il éclaircit la voix. Plus tard d’ailleurs, il aura comme projet ambitieux un ouvrage autour de la psalmodie du Livre Sacré mais les autorités religieuses mettront leur véto. Cela n’empêche pas Abdel Wahab d’écouter les chansons en vogue, celles de Salama Higazi notamment, qu’il reprenait dans quelque coin de rue en compagnie de ses petits camarades. Cela lui vaut d’être remarqué et d’être engagé pour animer, en cachette et avec la complicité de sa soeur Aïcha, les entractes dans une petite salle de théâtre. Le garnement se fait prendre par son frère aîné qui le dénonce au père qui, furieux, lui interdit toute sortie, se conformant ainsi à un préjugé longtemps tenace en terres d’Islam qui assimilait l’art à la débauche. Mais le môme, contaminé par la musique, passe outre et fugue pour se produire dans un cirque. Réconcilié finalement avec sa famille, Mohamed s’inscrit dans un Club de musique orientale où il s’initie au ‘ûd (luth arabe) sous la direction éclairée de Mohamed El Kasabji, un des futurs musiciens attitrés d’Oum Kalsoum. En même temps, il s’imprègne de musique classique occidentale et, fort de ses notions de piano et de solfège, il enregistre, à l’âge de seize ans, son premier disque chez Gramophone. Une rencontre avec Mounira Al Mahdia, la chanteuse égyptienne la plus en vue de l’époque, pour les besoins de l’opérette « Antoine et Cléôpatre », et un début de collaboration amorcé en 1925 avec Ahmed Shawqi, « L’Emir des poètes », lui assurent une rapide et confortable notoriété. Grâce à Ahmed qui tenait salon en son domicile, il entre dans le cercle fermé de l’intelligentsia égyptienne et apprend la langue française. Il effectue aussi de nombreux séjours en France, au Liban et en Syrie. Ce sera une comédie musicale, la première du genre, intitulée « La rose blanche », qui imposera avec force son nom. Le reste, jusqu’à sa disparition en mai 1991, relève du domaine de la légende. Abdel Wahab soutenait dans une de ses chansons que « l’amour de l’âme est infini, mais l’amour du corps est éphémère ». Cet homme, père de nombreux enfants issus de trois mariages officiels, aimait beaucoup et comprenait les femmes car il savait exprimer l’indicible et transcender le moindre mot par son inventivité prodigieuse. Cela explique les demandes répétées, formulées de son vivant par tout ce que le monde arabe compte comme stars. Dont Oum Kalsoum pour qui il avait composé de grands succès et qui avait repris un chef-d’oeuvre « Fakarouni », interprété auparavant par le Maître et le fameux « Enta Omri ».

Rabah Mezouane.

 

 

 
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